Partager l'article ! Du jeudi 23 juillet au dimanche 26 juillet: Un vent de folie balaie la ville. La température est descendue d’un seul coup. Il ne fait pas plus ...
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Un vent de folie balaie la ville. La température est descendue d’un seul coup. Il ne fait pas plus de 14°. Nous sortons les pulls, les gilets de laine, plusieurs couches de T-shirts pour affronter le froid qui nous saisit. Nous parcourons la ville pour rendre visite à notre avocat et reprendre nos repères parmi le million et demi d’habitant de cette capitale départementale. Pas moyen de traverser la rue sans risquer sa peau. Finalement nos conducteurs nationaux ont plus de respect et d’attention pour les piétons quoiqu’on en pense ou en dise ! Nous avons repris contact aussi avec notre intermédiaire ukrainien qui vend des propriétés, dont celle qui nous intéresse. Les jours passent et se ressemblent, la température ne cesse de baisser jusqu’à afficher 12° avec vent et quelques gouttes de pluie. Nous avons même ajouté une couverture de laine bien douce sur chacun de nos lits et conserver un T-shirt pour la nuit ; quoi moi ? Comment ça ? Qui vous a dit que j’ai dormi en caleçon long et pull ???.... Et que dire de la salle de bain pas chauffée…dans laquelle s’insinue le vent par les interstices de la fenêtre pas étanche… Pas étanche moi non plus d’ailleurs. La première nuit, je me suis réveillée en sursaut, une impression étrange de ne plus maîtriser mon corps, non, pas tout mon corps… juste mes sphincters ! Je me suis levée en vitesse, victime de l’attaque sournoise d’une courante incontrôlable et de la fuite de caca(piteux). Une douche à 2 heures du mat, des draps témoins de l’attaque, une interrogation sur ses capacités à contrôler son enveloppe charnelle et ses contenus malgré un âge encore loin de la sénilité (ben quoi, c’est pas vieux 28 ans…!!) et un grand moment de solitude face à soi-même. Heureusement que nous avons une chambre quadruple et que j’ai pu me glisser dans le 4ème lit encore propre, sec et bien-odorant ! Je ne vous raconte pas le lendemain lorsque vos compagnons de chambrée vous découvrent, par un tour de passe-passe, à l’opposé de l’endroit où ils vous ont souhaité bonne nuit, les yeux explosés, la mine bistre, suivie par des relents merdiques… Vive la bouffe des bords de route ! Bref, après 3 jours sur place, une petite remise en forme de Titine qui vient de s’équiper d’une galerie sur son toit afin de mettre la roue de secours (précédemment attachée sur la remorque) nous avons décidé de quitter Santa Cruz et de nous rendre à Trinidad, ville située à 550 km au nord-nord-est près de laquelle la propriété de San Francisco nous tend les barrières. La route est bonne sur la première partie. Le vent et le froid s’amenuisent au fur et à mesure de la remontée vers le nord. Comme les oignons, nous retirons nos pelures de protection pour finir, enfin, en T-shirt ! Merci, la douce chaleur du soleil sur la peau nous fait revivre. Demain nous irons voir Walter sur ses terres.
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