Partager l'article ! Mercredi 22 juillet: Nous ne sommes pas loin de la vérité. Environ 400 km nous séparent de la capitale. Nous serons à Santa Cruz en début d ...
| Mai 2012 | ||||||||||
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Nous ne sommes pas loin de la vérité. Environ 400 km nous séparent de la capitale. Nous serons à Santa Cruz en début d’après-midi. Une petite collation en bord de rue faite d’empanadas au fromage et de galettes de viande, un yaourt à la fraise de chez Pil (le Yoplait national) et en route, mauvaise troupe ! Nous attaquons par une superbe route asphaltée, une œuvre d’art dernier cri. Le chauffeur est ravi, Titine aussi ! Nos lombaires également… Le bénéfice de cette langue de goudron est de courte durée. Des machines monstrueuses nous coupent le chemin, des dizaines d’hommes devancent ou suivent les « laboureuses », dameuses, balayeuses, « cimenteuses », qui construisent la suite de cette superbe route. Nous voilà donc obligés d’emprunter les bords de route dans des tourbillons de poussière. Eric doit retrouver ses habitudes de conduite sportive. Des trous, des trous, et encore des trous. Grands comme des nids d’autruches géantes de celles sur lesquelles on peut faire des courses de vitesse. Titine fait la tête maintenant, elle y croyait elle aussi à ce repos des suspensions. La prévision horaire est en train de prendre un sacré coup dans l’aile. Il est presque midi et nous n’avons fait que 150 km. Allez les matheux : 150 km en plus de trois heures, ça donne quoi comme vitesse ??? Pas terrible hein !? Bien entendu il n’y a aucune possibilité de se restaurer sur la route, pas un seul poste d’essence non plus et nous prions pour qu’aucun ennui mécanique ne survienne sur cette route pourrie et déserte. Nous croisons quelques camions qui nous recouvrent de poussière et trouble la visibilité sur plusieurs centaines de mètres. Plusieurs d’entre eux sont arrêtés en bord de chemin, certains tentent de se dépanner seuls, d’autres attentent du secours. Nous dépassons rarement le 50km/h (réponse à la colle pour les non matheux !), la vitesse de croisière reste le plus souvent un petit 40. On a le temps de voir le paysage !!! On pourrait même chercher des trèfles à 4 feuilles sans descendre du véhicule. Nos estomacs se manifestent un peu. Il est 14h et toujours pas d’espoir d’amélioration du réseau routier. Heureusement, il reste des pommes, quelques biscuits au coco et des bouteilles d’eau. Il est quasiment 17h quand nous arrivons au croisement principal qui mène à la ville. En pleins travaux lui aussi ! Nous nous engageons enfin sur une route digne de ce nom. Titine respire ! La remorque toussote. Cette fois la suspension a lâché…Pas de bricolage possible, Eric retire carrément le morceau de métal. Il s’accorde à dire que la route sur laquelle nous sommes ne semble pas être la bonne… Nous rebroussons chemin, repassons le péage, et dans un alambic de routes reprenons la bonne direction. Ras-le-bol de la voiture ! 18h, entrée dans Santa Cruz, la mauvaise heure comme dans toutes les grandes villes. Les embouteillages sont incroyables, les feux changent de couleur à toute vitesse, chacun s’engage sans regarder son voisin et force le passage à grand renfort de klaxon. Assourdissant ! Eric se faufile du mieux possible dans cet imbroglio de tôles tonitruantes. La remorque ne nous lâche pas d’un pouce, probablement apeurée de cette folie citadine. Vivement la sérénité du garage de l’hôtel. Nous sortons nos bagages, dans un nuage de terre rouge, nous installons dans la même chambre quadruple que l’an dernier (amusant !) et profitons de la chaleur douce de la douche. Nous ressemblons à des cochons de latérite ! Malgré la fatigue, nous partons au resto « los Hierros » celui qui sert des lomitos monstrueux et juteux à souhait. Le ventre plein, nous nous couchons dans notre petit lit perso. La nuit sera bonne.
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